—Alors, il faut que je le sois pour vous!...

—Ce qui signifie?...

—Que puisque vous ne voulez qu’on vous dise ni «Ma petite Blandine», ni «Faites ça pour moi», ni le faire de vous-même, je vous dirai simplement: Je ne «veux» pas que vous montiez et vous ne monterez pas aujourd’hui.

—Ne me dites pas ce mot-là, Luc!

—Pourquoi ne vous le dirais-je pas?

—Parce que j’en avais envie tout à l’heure, de cette chasse, pas très, pas tant que je le disais. Mais si vous saviez maintenant!... C’est de la fureur, de la crispation!... Vous ne pouvez pas comprendre, vous les hommes, ce que c’est devant une volonté ou un désir véhéments que d’entendre tout à coup ce mot-là, dit sur ce ton-là qui fait mur et qui vous arrête!...

«—C’est à se casser la tête dessus. Ce «plus fort» qu’on sent près de soi, qui a le droit et qui en abuse!...

«C’est le mot qui donne envie de vous braver et de faire des sottises, de vous détester et de vous battre, et d’être très forte pour vous faire mal.

«Le «Je veux» de tendresse, nous le disons et on l’écoute. Mais l’autre, celui qu’on dit pour les choses graves et les choses désagréables, quand on s’aime et quand on ne s’aime plus, c’est méchant et lâche de s’en servir, puisque vous savez bien qu’il réussira!...

«Pas de raisons; pas d’explications...