Et maintenant ce jour-ci, comment finira-t-il ?

23 mars.

Comment il a fini !… Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! qui jamais aurait pu prévoir une chose semblable, et qui m’aurait dit que par une imprudence insensée je serais tout près de causer la mort d’un homme !…

Comment c’est arrivé, je ne me rappelle plus bien maintenant ; mais cette attente qui ne finissait pas m’énervait, je crois.

Toujours ces heures qui passaient sans rien m’apporter, c’était long, et mon espérance me faisait mal au cœur en s’en allant !

Plus j’avais cru avec passion, plus cette désillusion m’était amère, et, peu à peu, une colère véritable et un ressentiment fou me montaient à la tête.

C’était une tromperie cela !

N’avais-je pas prié avec tout mon cœur ? Pourquoi alors les promesses ne se réalisaient-elles pas maintenant ?

Je le demandais à haute voix, interrogeant et suppliant devant ma statue, et ensuite m’indignant et lui faisant des reproches.

Mais pas plus mes prières que ma colère n’avaient d’effet, bien entendu… Seulement, à force de dire, je m’excitais moi-même et j’arrivais à m’irriter du silence de ce métal comme s’il eût été volontaire…