Partout ou sera ta demeure,

Mon ciel, jusqu’à tant que je meure,

Et mon paradis sera là.

Poème XXVI

[19]

On remarquera que dans ce poëme, à un moment où il subit l’influence de Jean Second, Joachim du Bellay ne nomme pas celui qui fut évidemment un de ses maîtres en poésie latine. Est-ce coquetterie ? Il nomme Néère, qui fut chantée par Jean Second dans le Livre des Baisers, et l’on s’attend que, dans sa liste des poètes, il cite un tout autre poëte que Marulle, lequel chanta bien aussi une Néère et fut d’ailleurs à juste titre un des plus réputés des poètes néo-latins. Pourquoi Joachim du Bellay escamote-t-il Jean Second ?

Appendice I. — Poème 2

[20]

Nam castum esse decet pium poetam