Ou sont ces doulx plaisirs, qu’au soir soubs la nuict brune

Les Muses me donnoient, alors qu’en liberté

Dessus le verd tapy d’un rivage esquarté

Je les menois danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maistresse de moy,

Et mon cœur, qui souloit estre maistre de soy,

Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuyent.

De la postérité je n’ay plus de souci,

Ceste divine ardeur, je ne l’ay plus aussi,

Et les Muses de moy, comme estranges, s’enfuyent.