Comme mes jambes par le Palatin, mes deux bras sont couverts l’un par la colline Aventine et l’autre par la Viminale.

L’Esquilin ici se soulève, et là se soulève le Célius : eux aussi pour mes pieds sont devenus des sépulcres.

Et celle qui vivante s’entoura de sept citadelles, morte à présent, est couverte par sept tombeaux.

NOTES

Poème I

[1] Le recueil des Poemata de Joachim du Bellay se divise en quatre livres : 1o Elegiæ ; 2o Varia Epigrammata ; 3o Amores ; 4o Tumuli.

L’épigramme Ad lectorem, reproduite dans la présente édition des Amours de Faustine, se trouve en tête des Varia Epigrammata. Nous l’avons déplacée pour en faire un prologue nécessaire.

Poème II

[2] Gordes était l’un des meilleurs amis que J. du Bellay eût à Rome. C’est à lui que le poète dédie les Amours de Faustine. Il lui adressa aussi d’autres pièces des Poemata et plusieurs sonnets des Regrets (sonnets 53, 57, 61, 73, 75, 89, 92, 144. — Édition H. Chamard).

Poème III