[30] Ariel est un petit Génie aérien aux ordres du magicien Prospero, dans la Tempête de Shakespeare.
[31] Critique des poèmes dans le genre vaporeux, à la mode en Allemagne.
[32] Peut-être le petit couple s'adresse-t-il à Wieland. Au moins, ce qu'il dit nous paraît s'appliquer merveilleusement à l'Oberon de ce poète, imitateur un peu terrestre du divin Arioste.
[33] Schiller ayant composé une ode fort belle, où il exprimait de poétiques regrets sur la disparition de la mythologie riante des Grecs, il y eut à ce propos grande rumeur parmi les théologiens allemands; prenant l'ode au sérieux, ces messieurs se fâchèrent tout de bon et crièrent à l'impiété. C'est à ce petit poème, intitulé les Dieux de la Grèce, que M. de Goethe fait allusion dans cet endroit.
[34] En Allemagne, comme en tout pays, il existe une classe de gens qui s'arroge exclusivement le sceptre de la critique, et juge en dernier ressort les ouvrages de littérature. Lorsqu'ils s'attaquent à un grand écrivain, ils n'osent l'aborder de front, mais ergotent sur chacune de ses phrases, pour tuer le colosse à coups d'épingles, s'il se peut. Quelques-uns de ces puristes se mirent, un jour, à refondre les ouvrages de Schiller et ceux de M. de Goethe, en les purgeant de tout ce qu'ils appelaient solécisme, et y substituant des tournures selon eux plus grammaticales. Néanmoins, on lit encore les originaux de préférence.
[35] Xenien était le titre d'un recueil d'épigrammes, publié par Schiller et M. de Goethe, où tout ce qu'il y avait d'auteurs allemands connus était passé en revue et moqué. La scène des Xénies était placée dans l'enfer.
[36] Hennings était une des victimes immolées dans les Xénies.
[37] Le Musagète paraît être le rédacteur d'un journal d'alors, qui avait pour titre les Muses et les Grâces.
[38] Le Génie du temps était le titre d'un autre journal, rédigé par Hennings, où M. de Goethe était toujours fort maltraité.
[39] Ce couplet semble dirigé contre Nicolaï, à cause d'un Voyage en Europe, où celui-ci rechercha avec soin et dénonça à l'opinion publique les hommes par lui soupçonnés d'appartenir à la société de Jésus, légèrement quelquefois.