[40] Là commence une série de philosophes, des différentes sectes qui partagent l'Allemagne et ont de tout temps partagé le monde. Nous ne nommerons point les individus, de peur de nous tromper; et d'ailleurs, les plaisanteries portant sur les doctrines plus encore que sur les hommes, elles gagneraient peu de chose à devenir personnelles.
[41] Dans le couplet allemand la pointe consiste en un jeu de mots, que nous n'avons pu conserver. Teufel, diable, et Zweyfel, doute, se prononçant de même, le sceptique se trouve bien en enfer, non pas seulement, comme nous l'avons dit, parce que le doute sied au Diable, mais parce qu'ils riment ensemble.
[42] Ce que nous venons de dire au sujet des philosophes, peut également s'appliquer aux gens désignés dans ce quatrain et dans les suivants. Ils parlent assez clairement d'eux-mêmes.
[43] Cette scène est la seule de tout l'ouvrage original, qui ne soit pas versifiée; il serait difficile d'en donner la raison. Peut-être est-ce pour qu'il ne soit pas dit que Faust ait manqué d'une des formes possibles de style.
Tous les différents genres de vers ayant été employés (sauf les vers blancs, qui, appartenant à l'antiquité, ne convenaient point au sujet), il fallait bien, en effet, que la prose eût son tour et trouvât sa place.
[44] Littéralement, la baguette est rompue. Il est d'usage en Allemagne, lorsqu'on va mener un criminel au supplice, de rompre une baguette noire, et de la lui jeter au visage.
[45] Voyez plus haut la note 2.
FIN DES NOTES.
TABLE DES ILLUSTRATIONS
[Pl. 1] Portrait de Goethe