[224]Voyez le cercle des Puissances des Cieux dans les interprétations byzantines, I, la Sagesse; II, les Trônes; III, les Dominations; IV, les Anges; V, les Archanges; VI, les Vertus; VII, les Puissances; VIII, les Princes; IX, les Séraphins. Dans l'ordre Grégorien (Dante, Par., XXVIII, note de Cary), les anges et les archanges sont séparés, donnant, en tout, neuf ordres, mais non pas neuf classes dans un ordre hiérarchique. Remarquez que, dans le cercle byzantin, les chérubins sont en premier, et que c'est la force des Vertus qui ordonne aux monts de se lever (Saint Mark's Rest, p. 97 et p. 158, 159).—(Note de l'Auteur.)

[225]Saint Luc, X, 5.—(Note du Traducteur.)

[226]Aujourd'hui le mot d'argot pour désigner un prêtre dans le peuple, en France, est un Pax vobiscum ou, en abrégé, un vobiscum.—(Note de l'Auteur.)

[227]C'est là (dans le De orte et obitu Patrum, attribué à Isidore de Séville), dit M. Mule, que nous apprenons qu'Isaïe fut coupé en deux avec une scie, sous le règne de Manassé (Émile Male, Histoire de l'Art religieux au XIIIe siècle, p. 214). Au Portail Saint-Honoré à Amiens, Isaïe est représenté la tête fendue.—(Note du Traducteur.)

[228]Voir la version des Septante.—(Note de l'Auteur.)

[229]En français dans le texte.

[230]Selon M. Male, c'est un lion.—(Note du Traducteur.)

[231]Interprété différemment par M. Male: «Nos artistes ont représenté la lâcheté à Paris, à Amiens, à Chartres et à Reims, par une scène pleine de bonhomie populaire. Un chevalier pris de panique jette son épée et s'enfuit à toutes jambes devant un lièvre qui le poursuit; sans doute il fait nuit, car une chouette perchée sur un arbre, semble pousser son cri lugubre. Ne dirait-on pas un vieux proverbe ou quelque fabliau. Je croirais volontiers que l'anecdote du soldat poursuivi par un lièvre était au nombre des historiettes que les prédicateurs aimaient à raconter à leurs ouailles. Il y a, dans la Somme le Roi de Frère Lorens, quelque chose qui ressemble fort à notre bas-relief (Histoire de l'art religieux, p. 166 et 167). Voir la description de la Patience du Palais des Doges 4° face du 7° chapiteau (Stones of Venice, I, V, § LXXI).—(Note du Traducteur.)

[232]Dans la cathédrale de Laon il y a un joli compliment fait aux bœufs qui transportèrent les pierres de ses tours au sommet de la montagne sur laquelle elle s'élève. La tradition est qu'ils se harnachèrent eux-mêmes, mais la tradition ne dit pas comment un bœuf peut se harnacher lui-même (*), même s'il en avait envie. Probablement la première forme du récit fut qu'ils allaient joyeusement «en mugissant». Mais, quoi qu'il en soit, leurs statues sont sculptées sur le haut des tours, au nombre de huit, colossales, regardant de ses galeries, à travers les plaines de France. Voyez le dessin dans Viollet-le-Duc, article Clocher.—(Note de l'Auteur.)

(*) Voir plus haut chapitre III: «La vie de Jérôme ne commence pas comme celle d'un moine Palestine. Dean de Milman ne nous a pas expliqué comment celle d'aucun homme le pourrait.»—Voir dans Male (page 77) une légende de Guibert de Nogent relative aux bœufs de Laon.—(Note du Traducteur.)