[279]«Dans un autre médaillon sur Zacharie, deux femmes ailées soulèvent une autre femme assise sur une chaudière et formant une composition élégante; mais qu'est devenue l'étrangeté du texte sacré? (suivent les versets 5 à 11 du chapitre V de Zacharie)» (Male, p. 217).
Mais comparez surtout avec Unto this last:
«De même aussi dans la vision des femmes portant l'ephah, «le vent était dans leurs ailes»; non les ailes «d'une cigogne», comme dans notre version, mais «milvi», d'un milan, comme dans la Vulgate; et peut être plus exactement encore dans la version des septante «hoopoe», d'une huppe, oiseau qui symbolise le pouvoir des richesses d'après un grand nombre de traditions dont sa prière d'avoir une crête d'or est peut être la plus intéressante. Les Oiseaux d'Aristophane où elle joue un rôle capital est plein de ces traditions, etc. (Unto this last, § 74, p. 148, note). Dans Unto this last, aussi (§ 68, p. 135), Ruskin interprète ces versets de Zacharie. L'ephah ou grande mesure est la «mesure de leur iniquité dans tout le pays». Et si la perversité y est couverte par un couvercle de plomb, c'est qu'elle se cache toujours sous la sottise.—(Note du Traducteur.)
[280]Voir ante, chap. I (p. 8, 9) l'histoire de saint Firmin, et de saint Honoré (p. 77, § 8) dans ce chapitre, avec la référence qui y est donnée.—(Note de l'Auteur.)
[281]Voir sur saint Geoffroy, Augustin Thierry, Lettres sur l'Histoire de France, Histoire de la Commune d'Amiens, pp. 271-281.—(Note du Traducteur.)
[282]À Reims un portail est également consacré aux saints de la province; à Bourges, sur cinq portails, deux sont consacrés à des saints du pays. À Chartres, figurent également tous les saints du diocèse; au Mans, à Tours, à Soissons, à Lyon, des vitraux retracent leur vie. Chacune de nos cathédrales présente ainsi l'histoire religieuse d'une province. Partout les saints du diocèse, tiennent après les apôtres la première place (Male, 390 et suivantes).—(Note du Traducteur.)
[283]L'étude des travaux des mois dans nos différentes cathédrales est une des plus belles parties du livre de M. Male. «Ce sont vraiment, dit-il en parlant de ces calendriers sculptés, les Travaux et les Jours.» Après avoir montré leur origine byzantine et romane il dit d'eux: «Dans ces petits tableaux, dans ces belles géorgiques de la France, l'homme fait des gestes éternels.» Puis il montre malgré cela le côté tout réaliste et local de ces œuvres: «Au pied des murs de la petite ville du moyen âge commence la vraie campagne... le beau rythme des travaux virgiliens. Les deux clochers de Chartres se dressent au-dessus des moissons de la Beauce et la cathédrale de Reims domine les vignes champenoises. À Paris, de l'abside de Notre-Dame on apercevait les prairies et les bois; les sculpteurs en imaginant leurs scènes de la vie rustique purent s'inspirer de la réalité voisine», et plus loin: «Tout cela est simple, grave, tout près de l'humanité. Il n'y a rien là des Grâces un peu fades des fresques antiques: nul amour vendangeur, nul génie aile qui moissonne. Ce ne sont pas les charmantes déesses florentines de Botticelli qui dansent à la tête de la Primavera. C'est l'homme tout seul, luttant avec la nature; et si pleine de vie, qu'elle a gardé, après cinq siècles, toute sa puissance d'émouvoir.» On comprend après avoir lu cela que M. Séailles parlant du livre de M. Male ait pu dire qu'il ne connaissait pas un plus bel ouvrage de critique d'art.—(Note du Traducteur.)
[284]Ce sont les préparatifs de Noël.—(Note du Traducteur.)
[285]Souvenir païen de Janus perpétué à Amiens, à Notre-Dame de Paris, à Chartres, dans beaucoup de psautiers. Un des visages regarde l'année qui s'en va, l'autre celle qui vient. À Saint-Denis, dans un vitrail de Chartres, Janus ferme une porte derrière laquelle disparait un vieillard, et en ouvre une autre à un jeune homme (Male, p. 95).—(Note du Traducteur.)
[286]Il n'y a plus de vignobles à Amiens, mais il y en avait encore au moyen âge. À Notre-Dame de Paris, le paysan va à sa vigne, à Chartres, à Saumur, il la taille, à Amiens il la bêche. Comme le vent est froid, à Chartres (porche nord), le paysan garde le capuchon et le manteau (ibid., p. 97).—(Note du Traducteur.)