«Ses chemins sont des chemins charmants et tous ses sentiers sont la paix.»—(Note du Traducteur.)
Le verset biblique qui termine cette citation est tiré des Proverbes (III, 17).
(*) Voyez la partie du monastère qu'on aperçoit au loin, dans le tableau du lion, avec ses fragments de fresque sur le mur, sa porte couverte de lierre et sa corniche enluminée.
[142]Milman, Histoire du Christianisme, vol. III, p. 162. Remarquez la phrase en italique, car elle relate la vraie origine de la papauté.—(Note de l'Auteur.)
[143]Saint Mathieu, X, 37. Cf. Fors Clavigera: «Il vient une heure pour tous ses vrais disciples où cette parole du Christ doit entrer dans leur cœur: «Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi.» Quitter la maison où est votre paix, être en rivalité avec ceux qui vous sont chers: c'est cela—si les paroles du Christ ont un sens—c'est bien cela qui sera demandé à ses vrais disciples.»—(Note du Traducteur.)
[144]Cf. Sesame and Lilies, of Kings Treasuries, 17: «Quel effet singulier et salutaire cela aurait sur nous qui sommes habitués à prendre l'acception usuelle d'un mot pour le sens véritable de ce mot, si nous gardions la forme grecque biblos ou biblion comme l'expression juste pour «livre», au lieu de l'employer seulement dans le cas particulier où nous désirons donner de la dignité à l'idée et si nous le traduisions en anglais partout ailleurs. Par exemple, nous traduirions ainsi les Actes des Apôtres (XIX, 19): «Beaucoup de ceux qui exerçaient des arts magiques réunirent leurs Bibles et les brûlèrent devant tous les hommes, et en comptèrent le prix et le trouvèrent de cinquante mille pièces d'argent.» Et si au contraire nous traduisions là où nous la conservons, et parlons toujours du Saint Livre au lieu de la Sainte Bible, etc.»—(Note du Traducteur.)
[145]Cette sorte d'ignorance de ce qui est au fond de leur âme est à la base de l'idée que Ruskin se fait de tous les prophètes, c'est-à-dire de tous les hommes vraiment géniaux. Parlant de lui-même il dit: «Ainsi, d'année en année, j'ai été amené à parler, ne sachant pas, lorsque je dépliais le rouleau où était contenu mon message, ce qui se trouverait plus bas, pas plus qu'un brin d'herbe ne sait quelle sera la forme de son fruit (Fors, IV, lettre LXXVIII, p. 121) et parlant des derniers jours de la vie de Moïse: «Quand il vit se dérouler devant lui l'histoire entière de ces quarante dernières années et quand le mystère de son propre ministère lui fut enfin révélé» (Modern Painters, IV, V, XX, 46, cité par M. Brunhes). Mais cet avenir que les hommes ne voient pas, est déjà contenu dans leur cœur. Et Ruskin me semble ne jamais l'avoir exprimé d'une façon plus mystérieuse et plus belle que dans cette phrase sur Giotto enfant, quand pour la première fois il vit Florence: «Il vit à ses pieds les innombrables tours de la cité des lys; mais la plus belle de toutes (le Campanile) était encore cachée dans les profondeurs de son propre cœur» (Giotto and his work in Padua, p. 321 de l'édition américaine: The Poetry of Architecture; Giotto and his work in Padua).—(Note du Traducteur.)
[146]Saint Luc, XVI, 31.—(Note du Traducteur.)
[147]Gibbon, chap. XV (II, 277).
[148]Ibid., II, 283.—Son expression «les plus instruits et les plus riches» doit être retenue comme confirmation de ce fait qui apparaît éternellement dans le christianisme que des cerveaux modestes dans leurs conceptions, et des vies peu soucieuses du gain sont les plus aptes à recevoir ce qu'il y a d'éternel dans les principes chrétiens.—(Note de l'Auteur.)