[72]Cf. la Bible d'Amiens, III, § 41. (Note du traducteur.)
[73]Allusion probable à S. Jude, XII. «Ceux-là sont des nuées sans eau.» Cf. On the old Road, et Unto this last: «Les nuages sont le réservoir de la pluie et s'ils ne donnent pas de pluie, etc.», § 74. (Note du traducteur.)
[74]S. Luc, II, 52: «Malheur à vous, Docteurs de la Loi! parce que vous avez pris la clef de la science; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient.» Ce verset de S. Luc est ainsi expliqué par Renan: «Les pharisiens excluent les hommes du royaume de Dieu par leur casuistique méticuleuse qui en rend l'entrée trop difficile, et décourage les simples.» (Vie de Jésus, page 350 des premières éditions, note 3.) (Note du traducteur.)
«Tel qui donne libéralement devient plus riche,
Et tel qui épargne à l'excès ne fait que s'appauvrir.
L'âme bienfaisante sera rassasiée
Et celui qui arrose sera lui-même arrosé.»
(Proverbe, XI, 24, 25).
(Note du traducteur.)
[76]Allusion aux versets de saint Mathieu qui resteront à tout jamais le plus amusant portrait du maître de maison exagérément formaliste, de celui dont les invités disent avec raison: Il est terrible. Voici ce passage: «Le Roi entrant pour voir ceux qui étaient à table, il aperçut un homme qui n'avait pas revêtu d'habit de noce. Il lui dit: «Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce?» Cet homme garda le silence, alors le Roi dit aux serviteurs: «Liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus». (S. Mathieu XXII, 12, 13, 14.) (Note du traducteur.)
[77]L'Éducation moderne consiste la plupart du temps à rendre chacun capable de penser de travers sur tous les sujets imaginables qui ont de l'importance pour lui. (Note de l'auteur.)
[78]De tels passages paraissent aux petits esprits l'œuvre d'un petit esprit; les grands esprits au contraire reconnaîtront que c'est, en morale, la conclusion à laquelle aboutissent tous les grands esprits. Seulement ils pourront regretter (pour les autres) que Ruskin s'explique aussi peu et donne cette forme un peu bourgeoise et un peu courte à des vérités qui pourraient être présentées moins prosaïquement. Cf. (pour cette manière d'exposer une vérité en la rapetissant volontairement, en lui donnant une apparence offensive de lieu commun démodé) Bible d'Amiens, IV, 59: «Toutes les créatures humaines qui ont des affections ardentes, le sens commun et l'empire sur soi-même, ont été et sont naturellement morales... un homme bon et sage diffère d'un homme méchant et idiot, comme un bon chien d'un chien hargneux.» Ruskin, quand il écrit, ne tient jamais compte de Mme Bovary, qui peut le lire. Ou plutôt il aime à la choquer et à lui paraître médiocre. (Note du traducteur.)