—Qui est mort? respire-t-il encore? demanda l’alférez.

On reconnut le cadavre: c’était celui de l’homme jaune qui se trouvait debout à côté du treuil.

—Que l’on arrête le chef de chantier, fut la première parole que l’Alcalde put prononcer.

On examina le cadavre, on lui mit la main sur la poitrine, le cœur ne battait déjà plus. Le coup l’avait frappé à la tête et le sang jaillissait par les narines, la bouche et les yeux. Le cou portait des traces étranges: quatre empreintes profondes d’un côté et une quelque peu plus grande de l’autre: on aurait dit qu’une main de fer l’avait serré comme une tenaille.

Les prêtres serraient la main d’Ibarra et chaleureusement le félicitaient d’avoir échappé à la catastrophe. Le franciscain, humble d’aspect, qui le matin avait servi d’Esprit-Saint au P. Dámaso, disait avec des larmes dans les yeux:

—Dieu est juste! Dieu est bon!

—Quand je pense que quelques moments auparavant j’étais là, disait un des employés à Ibarra, dites! Si j’avais été le dernier! Jésus!

—Cela me fait dresser les cheveux! reprenait un autre à moitié chauve.

—Heureusement qu’on vous a donné la truelle à vous, non à moi! murmurait un vieillard encore tout tremblant.

—D. Pascal! s’écrièrent quelques Espagnols.