—Voyons maintenant le búlik, dit-il d’une voix étouffée.
Bruno tapa du pied d’impatience et grinça des dents, mais obéit à son frère.
Ils s’approchèrent de l’autre groupe. Là, on armait le coq, on choisissait les navajas, l’attacheur préparait la soie rouge, l’enduisait de cire et la frottait à diverses reprises.
Társilo enveloppa l’animal d’un regard sombre; il lui semblait qu’il ne voyait pas le coq, mais autre chose dans l’avenir. Il se passa la main sur le front et, d’une voix sourde, interrogea son frère.
—Es-tu disposé?
—Moi? il y a longtemps; sans avoir besoin de les voir!
—Est-ce que... notre pauvre sœur...
—Bah! Ne t’a-t-on pas dit que le chef est D. Crisóstomo? ne l’as-tu pas vu passer avec le capitaine général? Quel péril courons-nous?
—Et si nous mourons?
—Notre pauvre père n’est-il pas mort d’avoir reçu des coups de bâton?