—Que faire? Le jeu n’est pas encore obligatoire chez eux...

Il y eut un moment de silence.

—Vous êtes venu avec des armes? Comment allez-vous vous battre avec les morts?

—Avec mes poings, répondit le plus grand.

—Ah, diable! je me souviens maintenant! Les morts n’indiquent rien quand il y a plus d’un vivant, et nous sommes deux.

—C’est vrai? eh bien! je ne veux pas m’en aller.

—Moi non plus, j’ai besoin d’argent, répondit le plus petit; mais faisons ceci: jouons entre nous, le perdant s’en ira.

—Soit... répondit l’autre avec un certain déplaisir.

—Alors, entrons... avez-vous des allumettes?

Ils entrèrent et cherchèrent dans cette demi-obscurité un endroit propice; ils ne furent pas longs à trouver une niche où ils s’assirent. Celui qui avait apporté des cartes les tira de son salakot, l’autre fît flamber une allumette.