A la vague clarté d’une bougie, se dessinèrent quelques formes humaines, entourant leurs genoux de leurs bras et s’y cachant la tête, couchés à plat ventre, ou bien debout, tournés contre le mur, etc. On entendit des coups, des cris, des jurons: le cepo s’ouvrit.

Da. Consolation s’inclinait à demi en avant, les muscles du cou tendus, les yeux saillants cloués sur la porte entr’ouverte.

Une figure sombre sortit, entre deux soldats, Társilo, le frère de Bruno. Il avait les menottes aux mains, ses vêtements déchirés découvraient une musculature bien développée. Ses yeux se fixèrent insolemment sur la femme de l’alférez.

—C’est celui qui s’est défendu avec le plus de bravoure et commanda de fuir à ses compagnons, dit l’alférez au P. Salvi.

Celui qui vint ensuite avait l’aspect malheureux, il se lamentait et pleurait comme un enfant; il boitait, son pantalon était taché de sang.

—Miséricorde, señor, miséricorde! je n’entrerai plus dans le patio! criait-il.

—C’est un gueux, fit observer l’alférez au curé, il a voulu fuir, mais il a été blessé à la cuisse. Ce sont les deux seuls que nous ayons vivants.

—Comment t’appelles-tu? demanda l’alférez à Társilo.

—Társilo Alasigan.

—Que vous a promis D. Crisóstomo pour que vous attaquiez le couvent?