[8] Marcabrun, Pois l'iverns d'ogan es anatz (M. W. I, 57).
[9] J. Rudel, Quan lo rius de la fontana (M. W. I, 62; Gr., 5).
[10] Arnaut de Mareuil, Belh m'es quan lo vens (M. W. I, 155; Gr., 10).
[11] Peire Rogier, Tan no plou ni venta (M. W. I, 120; Gr., 8).
[12] Raimbaut d'Orange, Non chant per auzel ni per flor (M. W. I, 77; Gr., 32).
[13] Sirventés: la vraie forme provençale est sirventes; nous l'accentuons pour mieux marquer que l'accent doit porter sur la dernière syllabe.
[14] Cf. Jeanroy, Origines..., p. 45 et suiv. De la tenson on distingue le jeu-parti (prov. partimen) qui est une variété du genre et où les interlocuteurs choisissent entre deux propositions contraires; nous employons le mot de tenson qui est le terme le plus général.
Sur la question de savoir si les tensons appartiennent à des auteurs différents, cf. Diez, Poesie der Troubadours, p. 165. Pour les sujets des tensons cf. ibid., p. 169. Voici quelques autres exemples: quel est l'homme le plus amoureux, celui qui ne peut résister au désir de parler constamment de la dame qu'il aime ou celui qui y pense en silence? Un amoureux qui est heureux dans son amour doit-il préférer être l'amant ou le mari de sa dame?
[15] Pour les tensons avec un personnage imaginaire, cf. Jeanroy, Origines..., p. 54, note 1: on a des tensons du Moine de Montaudon avec Dieu, de Peirol avec Amour, de Raimon Béranger et Bertran Carbonel avec leur cheval, de Lanfranc Cigala avec son cœur et son savoir.
[16] Les deux tensons qui suivent sont de Guiraut Riquier.