Fateor, mihi dulce est (ut est dulce a viro
Laudarier laudato); at o quam dulcius
Et gratius esset, si deos precibus flecteres,
Impelleresque mihi ut cumulate tribuerent
Magna illa, de me quæ tam abunde prædicas,
Tu laudibus illis omnibus eximie vigens!
«Les éloges dont tu m’accables me sont doux à entendre, j’en conviens; car il est toujours agréable d’être loué par un homme que chacun loue. Mais qu’il me serait bien plus doux, bien plus agréable, de voir les dieux, fléchis par tes prières, me départir à profusion les glorieuses faveurs pour lesquelles tu m’accables d’éloges, toi qui les réunis toutes dans un degré souverain de perfection!»
Concluons maintenant que, sans être un helléniste de la force de Guillaume Budé, Dolet néanmoins savait encore assez de grec pour comprendre et traduire Platon, non-seulement à l’aide de telle ou telle version latine, ainsi que la Monnoye l’affirme sans aucune espèce de preuve, mais directement et sur le texte original.
Après cela, quand on traduit un auteur grec, il n’a jamais été défendu, que je sache, de s’appuyer un peu sur les interprètes latins. Le droit au bâton est un des priviléges du voyage à pied.
[109] V. plus loin, à ma [Bibliographie dolétienne], un épisode relatif à cette édition de Rabelais.