«Je vous prie donc et vous conjure d’être bien persuadés que, loin de suivre en quoi que ce soit cette inique et impie obstination des hérétiques, il n’y a rien de pire et qui soit plus haïssable et plus condamnable à mes yeux que ce désir des novateurs à la règle; la seule religion qui me plaise est celle qui nous a été apportée et transmise depuis tant de siècles par ces saints et pieux héros de notre croyance. Je ne saurais donc approuver en rien ces nouvelles opinions qui ne sont nullement nécessaires; je n’observe que celle dont nos pères ont jusqu’à ce jour pratiqué les rites.»

Et il termine ainsi son dialogue, De l’Imitation cicéronienne, contre Erasme et pour Christophe de Longueil:

«La méprisable curiosité des luthériens a porté une cruelle atteinte à la dignité de la religion; ces hérétiques ont fourni le prétexte de mépriser les choses les plus connues; en place des divines institutions qu’ils ont renversées, ils en ont introduit de purement humaines; ils ont aiguisé l’esprit des ignorants et des brutes.»

Ce fut sans doute pour corroborer de son mieux cette double profession de foi, qu’au nombre des pièces présentées par lui au concours des Jeux floraux, il inséra les deux odes suivantes en l’honneur de la Vierge, odes qu’il dédia plus tard à son ami Salmon Macrin, en les réimprimant dans son recueil de 1538:

Mene Parnassi moderator alme,

Me tuum linques modo, Phœbe, vatem;

Dum decus cœli Mariam sacratis

Laudibus orno?

Mene, quas vernans Heliconis umbra

Solis a vultu calido tuetur,