— Passagers ? » s’exclama Mac Whirr. « Quels passagers ?

— Mais les Chinois, capitaine », expliqua Jukes à qui cette conversation tournait sur le cœur.

— « Les Chinois ! Pourquoi ne parlez-vous pas clairement ? Je n’arrive pas à comprendre ce que vous voulez dire. Jusqu’à ce jour, je n’avais pas entendu appeler « passagers » une bande de coolies. Passagers, vraiment ? Mais qu’est-ce qui vous prend ? »

Mac Whirr, refermant le livre sur son index, abaissa le bras et parut intrigué.

— « Qu’est-ce qui vous fait penser aux Chinois, M. Jukes ? »

Jukes fit un plongeon comme un homme acculé :

— « Le navire embarque de leur côté à chaque coup de roulis, capitaine. Leur pont est tout plein d’eau. Je pensais que vous pourriez peut-être faire mettre debout à la lame — pendant quelque temps. Jusqu’à ce que cela se calme un peu. Ce qui ne va pas tarder, il faut croire. Le cap est à l’est. Je n’ai jamais vu un bateau rouler comme ça. »

Il se tenait debout dans la porte. Le capitaine renonçant à l’insuffisant point d’appui que lui offrait la planchette lâcha celle-ci brusquement et alla s’abattre sur sa couchette de tout son poids.

— « Le cap est à l’est ? » dit-il en faisant effort pour se mettre sur son séant. « Mais c’est nous dérouter de plus de quatre quarts ?

— Oui, capitaine, 50 degrés ; juste assez pour contourner cela. »