— « Il n’y manque rien, à ce drapeau.

— N’y manque rien ? » marmotta Jukes en se jetant à genoux devant un caisson, d’où il sortit rageusement une ligne de sonde de rechange.

— « Non ; j’ai cherché dans le livre. Le battant, deux fois le guindant, et l’éléphant exactement dans le milieu. Je me doutais bien qu’à terre, on saurait fabriquer le pavillon local. Cela va de soi. C’est vous qui êtes dans l’erreur, Jukes.

— Eh bien ! capitaine » commença Jukes en se relevant d’un bond, « tout ce que je puis dire… » et ses mains tremblantes s’exaspéraient à démêler la glène du fil de sonde.

— Ça va bien. Ça va bien » reprit le capitaine en manière d’apaisement. Il était pesamment assis sur un petit pliant de toile qu’il affectionnait spécialement. « Tout ce que vous avez à faire, c’est de prendre soin qu’ils ne hissent pas l’éléphant la tête en bas tant qu’ils n’y sont pas tout à fait habitués. »

Jukes lança la nouvelle ligne de sonde sur le gaillard d’avant et bruyamment : « Oh ! là, maître d’équipage, ayez bien soin qu’elle trempe entièrement. » Puis il se retourna vers son capitaine avec résolution. Mais Mac Whirr en étendant confortablement ses coudes sur la rambarde de la passerelle continuait :

— « Parce que je suppose que ça serait interprété comme un signal de détresse ; qu’en pensez-vous ? Moi, j’imagine que l’éléphant représente quelque chose comme le Union Jack dans le pavillon…

— Ah ! vous croyez ! » glapit Jukes, d’une telle voix que toutes les têtes sur le pont du Nan-Shan se retournèrent. Alors il poussa un soupir, puis soudain résigné :

— « Pour sûr que ça ferait un sacré signal de détresse » conclut-il débonnairement.

Plus tard, le même jour, il accosta le chef mécanicien avec un confidentiel :