Si seulement on pouvait les voir, ces pouilleux-là!
Enfin le jour arrive, et avec lui disparaît l'ennemi pour aller nous attendre à notre passage plus loin.
Je reçois l'ordre de rentrer.
Engourdis, éreintés, énervés, titubant comme des hommes ivres, trempés jusqu'à la moelle, nous rentrons, l'air abattu.
Je ne crois pas avoir passé une plus mauvaise nuit de toute mon existence.
Les visages, au camp, expriment un inquiétude profonde. On va certainement être attaqués bientôt.
Les dispositions sont prises.
Les chameaux, la patte de devant attachée, sont massés et couchés. Les indigènes reçoivent sous peine de mort, l'ordre de rester assis près de leurs bêtes et de les tenir en main.
Enfin tout le monde est à son poste, et chacun connaît sa mission.
Nous attendons deux heures, et rien.