Un troupier, bien intentionné sauva la situation en trempant mon képi dans l'eau, et je fus fort étonné, quand il fut sec, de le voir présentable.

De là date mon attachement pour ce mémorable couvre-chef.

Lui aussi m'accompagna partout, et s'il n'empêcha pas le soleil de me cuire le visage, du moins fit-il son possible.

Dans nos dernières excursions, il ne marchait jamais seul. Toujours il réclamait,—aidé en cela des ordres du colonel,—le couvre-nuque, qui jadis était blanc.

Un endroit quelconque de la tente le satisfait la nuit, et jamais il ne fut nuisible.

Depuis que j'ai entrepris le récit de mon voyage circulaire, une tendance marquée de se loger à l'est s'annonce chez lui. Ce qui explique sa proximité de rapport avec mes godillots.

La provenance de cette estimable coiffure est encore incertaine dans ma pensée. Cependant, je la soupçonne, à certains airs maladroits de sortir des ateliers d'Alburac.

Ce dernier monsieur est un excellent tailleur militaire, et, comme spécialiste, il est fort.

Dans le genre képi, sauf un écrasement particulier des parois, il ne se distingue que médiocrement. Quelques trous inutiles, préposé à introduire l'air au crâne, semblent bien être percés sur les côtés. Mais cela demande l'oeil d'un scrutateur convaincu pour le constater.

Des passe-poils, bleus dans leur début, parent le képi; mais ils manquent vite à leur mission, et ils ne deviennent pas bleus du tout au bout d'un mois de service.