On a parlé du casque allemand comme devant lui succéder; quelques régiments seuls eurent le plaisir de l'essayer.
Le casque indo-anglais montra quelque temps des velléités de vouloir couronner la tête de nos troupiers, mais il ne tint pas ferme.
Le shako français a aussi été fortement ébranlé dans ses bases.
A l'heure où j'écris cependant, je ne sais encore rien de positif sur son sort futur.
Enfin, sans arrière-pensée, le képi existe, et j'en ai un.
Je me rappelle toujours, avec une certaine horreur, le premier jour de mon installation militaire. On me conduisit au magasin d'habillements.
Ma tenue comportait le képi qui, couvrant consciencieusement ma tête, l'aurait entièrement fait disparaître sous sa large structure, si mes oreilles, naturellement bien développées, ne l'avaient arrêté dans sa marche descendante.
Ma malheureuse tête, ornée d'un pareil appendice, présentait une piteuse apparence. Le bas du visage et le nez seuls étaient visibles. Quant aux yeux, il était permis de présumer qu'ils existaient; mais l'énorme abat-jour qui me servait de visière empêchait tout oeil indiscret de les voir.
En entrant dans la chambrée, mon premier soin fut d'ôter mon képi et de l'examiner avec un intérêt bien légitime.
J'étais peiné de le voir si grand, et je me disais que le diamètre de son ouverture aurait pu satisfaire une tête de géant de bonne famille.