Ce qui prouve que les godillots sont dignes de chausser nos braves militaires, et que les longues routes peuvent seules les satisfaire.
Je répète encore: En moi, ô inséparables compagnons de mes courses, vous trouverez toujours un admirateur, outré de voir le brodequin désigné pour vous remplacer!
Il me répugne beaucoup de faire ces tristes pronostics. Que voulez-vous cependant, ces braves chaussures vont disparaître des traditions, et, fidèle aux principes de la chevalerie française, je salue ceux qui tombent.
Répondront-ils: Morituri te salutant? Hélas! je ne sais!
V
LE KÉPI
Du soulier passer au képi, sans transition aucune, est quelque peu illogique, et je laisse la responsabilité de ce fait aux événements qui permirent à mon képi de s'accoler à mes godillots.
En voyageant autour de ma tente, le sort a voulu qu'un rapprochement aussi baroque qu'un soulier fraternisant avec un képi se produisit.
En effet, presque à l'est de l'auteur, repose son képi, recouvert du couvre-nuque traditionnel.
Le képi a du bon. Malgré la sagesse des commissions d'habillement, aucune décision grave n'est encore venue le troubler. On l'a bien orné d'une visière laide et excellente, mais enfin rien encore pour sa suppression.