On ne gagnait rien à manger à métier-là.

D'ailleurs, l'enseigne suivante, inscrite en majuscules sur la façade de la gare du train: Ici, on ne gagne pas de sucre d'orge, prouve ce que j'avance.

Je dédaignai cet amusement sans résultat, et je me dirigeai vers le sud.

Le massacre des innocents fut ce qui frappa mes regards.

Arrêtons-nous ici. C'est le clou de la situation.

Trois rangées de bonshommes, costumés avec fantaisie, regardent crânement le spectateur. Tout le monde y est mis en scène.

Bismarck coudoie Polichinelle, qui fraternise avec le gendarme. Cartouche et Mandrin causent tranquillement avec la maréchaussée. Moltke donne la main à Gambetta. Baudry-d'Asson embrasse le colonel Riu. Le Czar presse le Sultan sur son coeur. Jules Ferry fait une risette engageante à Rochefort. Celui-ci, l'oeil amical, guigne tendrement Paul de Cassagnac, qui fait des mamours à Jérôme. Le petit Victor se soumet à son papa qui lui signe son abdication. La reine Victoria danse une gigue effrénée avec le Mahdi, au son d'un harmonieux violon tenu par Gordon, etc., etc.

Concert touchant, qu'il s'agit de troubler avec des pelotes de guenilles.

Tous ces personnages, pris au centre de gravité par une charnière, s'étendent sur le dos quand ils sont touchés.

Je m'en donne à coeur joie. J'en abats, j'en abats… à un point tel que la petite patronne,—qu'elle est donc belle, la petite patronne!—m'offre dix cornets de pralines pour cesser le massacre.