J'accepte.
Ma tâche est remplie, et de m'écrier, comme un antique grand'homme: «Je n'ai pas perdu ma journée!»
Sur ce, je vais me coucher.
Je dormais comme le juste du Seigneur, quand brusquement je fus éveillé par un petit déluge qui, sous l'aspect d'un torrent fluet, venait avec fracas s'engouffrer dans mon oreille hospitalière.
Aïe! quelque peu interdit, je lève la tête, et j'embrasse d'un oeil d'aigle la grandeur de la situation.
Une pluie serrée nous rendait visite. Elle était en train d'inonder notre camp. Pas un souffle dans l'air. Seul, le bruit monotone et continu d'une de ces pluies que vous savez.
Peu à peu, tout le monde est saisi de la réalité.
Chacun se livre à l'occupation nécessaire d'empêcher sa tente de s'en aller.
En Algérie, le troupier porte sur son sac une partie de la tente qui doit l'abriter. Moins de quatre hommes ne peuvent camper seuls. Avec les toiles vont les trois piquets, le support des cordeaux nécessaires.
A l'arrivée sur le terrain de campement, les hommes se groupent par quatre, mais plus souvent par six, et montent leur tente. Boutonner les toiles ensemble et ficher le tout au sol, au moyen de piquets et de cordeaux, c'est le travail d'un instant.