LE HAVRE-SAC
Ce meuble occupe le nord de ma tente.
A propos, je vous demande pardon de parcourir ainsi la rosette des vents. Cela entre dans la clarté du récit.
Ma tente est presque circulaire dans sa base, et, pour l'intelligence des événements, il me faut la boussole.
Sans elle, aucune donnée ne pourrait réussir dans ce travail.
Aussi, c'est entendu, on ne me reprochera ni les points cardinaux, ni les points intermédiaires, et cette concession accordée aux grincheux m'autorise à revenir à mon sac.
Il est au nord, c'est-à-dire vis-à-vis de la porte de ma tente.
Son utilité, en station, réside dans les services qu'il me rend pendant mon repos: il me sert d'oreiller.
J'avouerai, pour être véridique en tout, qu'il est un peu dur, mais l'habitude émousse les sensations, et ma tête se porte un peu moins bien pour cela.
En route, il prend sa revanche et se fait sentir par un attachement variant de vingt-cinq à trente kilogrammes de poids.