Le troupier avait bien senti quelque chose d'anormal en buvant, mais, attribuant cela au goût de l'eau, il n'y pensa plus.
Peu de jours après, sa salive se tachetant de sang, il fut ému.
Puis vint un chatouillement étrange qui lui caressait la gorge, et il fut de plus en plus ému.
Enfin, n'y tenant plus, il alla trouver le major, qui, lui ôtant tranquillement une sangsue de fort belle venue, lui dit d'aller cracher en paix.
Depuis ce moment, ce gaillard-là a un culte particulier pour son quart.
Il ne boit jamais hors de lui.
Morale: Buvons toujours dans un quart, et non comme les guerriers de
Gédéon.
A l'encontre des pipes, les quarts dont plus appréciés dans leur jeune âge que dans leur vieillesse.
Ils sont plus propres d'abord, chose essentielle, et, n'étant pas bosselés, ils contiennent plus de vin hygiénique.
Personne n'ignore qu'un quart portant une bosse à saillie intérieure perd de sa puissance. Cette question, peu encouragée par un jeune soldant manquant d'expérience, acquiert une véritable valeur chez le vieux troupier, qui ne veut pas perdre une seule goutte de sa ration.
Je reviens donc à ma première assertion et je recommande les quarts vierges.