Je profite de cela pour assurer la position de mon sabre.

Il est bien accroché dans la direction que j'ai eu l'honneur de soutenir au chapitre X. J'avais dit juste alors. Je ne reviendrai plus sur ce sujet. L'incident est clos.

Cejourd'hui est le quinzième de mon voyage circulaire, et, comme demain est le sabbat, je me donne des vacances d'une semaine.

Tout le monde prends des vacances dans ce siècle de progrès: députés, sénateurs, secrétaires d'État, garçons de café, journalistes et fumiste,—ceux-ci bien peu.—Comme je suis de tout le monde, je me donne congé et je cours à mes vacances, que ne seront pas stériles, je vous le promets.

Les chapitres suivants le prouveront.

XV

LES VACANCES

Assis par terre, les jambes croisées à l'orientale, je jouis de mon congé, en admirant le paysage qui se déroule au loin dans la plaine.

Mon regard plane sur cette immensité, et mon imagination, libre de toute entrave, prend son essor vers les cieux infinis.

C'est beau et grand, la liberté! Laissé à lui-même, malgré ses plus beaux projets et ses plus sérieuses résolutions, il devient bientôt apathique.