Ses petits, dans leur nid moelleux, veillent jusqu'à sa rentrée au logis. Leurs regards inquiets interrogent au loin l'horizon, pour y voir poindre la forme bien-aimée de l'auteur de leurs jours!…
Mais rien, rien que le ciel vide…
Tristes réflexions qui m'accablent!…
Les fourmis, sans se laisser attendrir par ces funèbres pensées, dissèquent tranquillement leur proie, et elles en logent les parties dans leurs vastes greniers, pour servir de nourriture à leur nombreuse progéniture.
J'assiste jusqu'à la fin à cette lugubre opération, et, quittant cet endroit sinistre, je rejoins mes camarades, l'âme profondément remuée.
Ce fait est véridique, et je le livre intact à ma postérité.
En proie à une immense douleur, qui m'envahit infailliblement, au souvenir de ce drame, je me vois forcé de fermer ce chapitre, que j'avais pourtant juré de faire intéressant…
XVII
FUNÈBRE SOUVENIR
……………………………….. ……………………………….. ……………………………….. ……………Le cafard………….. ……………………………….. ……………………………….. ………………………………..