Métaux précieux et bijoux : 50 et 60 pour 100 ad valorem ;

Les métaux, en général, payent moins cher, car le Japon en importe beaucoup et il les laisse entrer avec des droits raisonnables ;

Les objets mécaniques tels que microscopes, lorgnettes, montres, télescopes, phonographes, machines à coudre, machines-outils, ressorts, etc., payent de 15 à 20 et 40 pour 100.

En somme on peut dire que le tarif douanier japonais est l’un des plus élevés que l’on connaisse, et les agents des douanes savent l’appliquer dans toute sa rigueur.

CHAPITRE XV

I. Routes. — II. Chemins de fer. État et compagnies. Rachat des lignes par l’État et nationalisation du réseau ferré. — III. Principales lignes. — IV. Tramways. — V. Tarifs des chemins de fer.

I. — Les communications, au Japon, se font de deux manières : par les routes et les chemins de fer. Les communications par eau sont, en effet, à peu près inexistantes, par suite du manque de rivières navigables, et elles ne sont guère pratiquées qu’à l’embouchure de certains fleuves, et dans leur cours inférieur ; la navigation intérieure, telle qu’elle existe en Europe, parallèlement aux moyens de communication par terre, n’est pas employée au Japon et ne peut l’être, étant donné le système orographique du pays, et le peu de longueur et de largeur de ses cours d’eau.

Les routes, elles-mêmes, sont peu nombreuses et assez mal entretenues ; et il ne semble pas que le Gouvernement japonais s’en préoccupe beaucoup ; il n’y a plus depuis longtemps de ministère des Travaux publics ; il n’existe pas de corps d’ingénieurs des ponts et chaussées et chaque préfecture, chaque ville et village, entretient ses routes un peu à sa fantaisie.

Cela tient à ce qu’on ne voyage pas en voiture au Japon ; autrefois les grands seigneurs et les gens riches circulaient en chaises à porteur ; le peuple allait à cheval ou à pied, et il suffisait, alors, d’un étroit sentier entre les rizières pour pouvoir passer. Depuis l’introduction des chemins de fer, tout le monde prend la voie ferrée et le Japon, en développant son réseau de fer, n’a pas songé à développer parallèlement son réseau de routes.

Ce n’est pas, cependant, qu’il n’existe pas du tout de routes dans ce pays ; mais, outre qu’elles sont insuffisantes, comme nombre et comme largeur, elles sont encore plus insuffisantes comme entretien, et pendant la saison des pluies, dans certaines provinces, il est impossible de faire passer même un jinrikisha (pousse-pousse). Je vais donner ici les principales grandes voies de communication : d’abord les routes impériales qui, dès l’antiquité, avaient été établies pour relier ensemble les principaux centres de l’Empire. La plus connue des Européens est le Tôkaido, qui va de Tokio à Kioto et a 130 lieues de longueur ; elle est célèbre par les dessins de Hiroshigé, et c’était la route la plus fréquentée, autrefois, par les cortèges du Shôgun et des Daïmios lorsqu’ils allaient rendre hommage à l’Empereur à Kioto ; aujourd’hui elle est bien délaissée, par suite de la construction du chemin de fer qui la longe constamment, et elle a perdu le cachet vivant et affairé qu’elle avait encore il y a seulement une vingtaine d’années.