Le monopole du camphre pour 62.387 yen ;

Le monopole du sel pour 13.193.163 yen ;

Les revenus des chemins de fer impériaux figuraient, autrefois, dans le budget général ; depuis cette année, ils en ont été distraits, et il a été établi un compte spécial des chemins de fer, divisé en trois sections : compte du capital, compte du revenu, compte des réserves.

IV. — Pour faire face à ses nombreuses œuvres de réédification nationale et de transformation à l’européenne, le Japon a été amené à contracter divers emprunts ; en 1908 la somme totale de ces emprunts était de 2.243.000.000 de yen, soit 5.719.650.000 francs, c’est-à-dire une charge considérable pour le pays, étant donné ses ressources. La dette intérieure représentait 1.078.194.000 yen et la dette extérieure 1.165.701.000 yen. C’est la guerre contre la Russie qui a été la cause principale des emprunts japonais ; en effet, avant la guerre, la dette publique était de 535.459.000 yen, et après la guerre de 1.530.263.000 yen. Comme la Russie s’est refusée à verser une indemnité de guerre quelconque, le Japon a dû supporter toutes les dépenses de son expédition, et a été obligé d’emprunter encore.

Les derniers emprunts, contractés à l’étranger, sont : celui de 4 et demi pour cent, émis à Londres et à New-York en mars 1905 ; 30.000.000 de livres sterling, souscrit à 90 livres pour 100 livres, valeur au pair ; le capital est remboursable en quinze ans, par tirage au sort, à partir du 14 février 1910 jusqu’au 15 février 1925. Le service de l’emprunt est assuré par le Gouvernement sur la garantie des profits nets du monopole du tabac.

Le second emprunt à 4 et demi pour 100, de 30.000.000 de livres sterling, a été émis à Londres, à New-York et à Berlin en juillet 1905 ; il est remboursable, comme le précédent, en quinze ans, du 9 juillet 1910 au 25 juillet 1925 ; garanti également par le monopole du tabac, l’emprunt précédent conservant la priorité.

Un emprunt de 25.000.000 de livres sterling à 4 pour cent a été émis, en novembre 1905, à Londres, Paris, New-York, Berlin ; à 90 livres pour cent livres, valeur au pair, remboursable du 1er janvier 1920 au 1er janvier 1931.

Un emprunt de 23.000.000 de livres sterling à 5 pour cent, a été émis, en mars 1907, à Londres et à Paris ; à 99,10 livres pour 100 livres, valeur au pair ; remboursable en 25 ans du 12 mars 1922 au 12 mars 1947.

Si l’on ajoute à cela : l’emprunt pour le rachat des chemins de fer ; l’emprunt destiné à consolider les dettes des chemins de fer rachetés par l’État ; l’emprunt pour les dépenses extraordinaires ; l’emprunt de 1897 pour les dépenses relatives à la construction des chemins de fer ; les obligations du Trésor émises au moment de la guerre contre la Russie ; le rachat des pensions héréditaires de l’ancien régime ; l’emprunt des Travaux publics ; l’emprunt des chemins de fer du Hokkaido ; les divers autres emprunts nationaux, on voit que la situation financière du Japon est très obérée. Ses idées de gloire et de grandeur militaires l’ont entraîné très loin ; il semble, au reste, s’en rendre compte, et il déclare, maintenant, qu’il ne veut plus que la paix pour développer les richesses et rétablir les finances.

V. — Suivant la loi en vigueur, les dépenses départementales sont défrayées au moyen de contributions départementales, de subventions du Trésor national et de recettes diverses. Les contributions départementales sont perçues, ou bien par des taxes additionnelles aux impôts directs, ou bien par des impôts sur des articles désignés à cet effet. A la première catégorie appartiennent l’impôt foncier, l’impôt sur le revenu, les patentes ; à la seconde les taxes sur les loyers et les taxes diverses.