Les villes et les communes disposent, pour le payement de leurs dépenses, des revenus provenant de leurs propriétés, loyers, droits et autres recettes diverses ; et, si ces sortes de recettes ne suffisent pas, des contributions municipales ou communales peuvent être levées et des prestations en nature imposées.

Quand une assemblée locale décide de faire un emprunt, elle doit déterminer, en même temps, la manière de le réaliser, le taux de l’intérêt et la manière de rembourser. L’amortissement des emprunts des villes et des communes doit commencer, au plus tard, trois ans après la date de leur émission, et l’emprunt doit être totalement remboursé en trente ans.

Pour contracter un emprunt, les assemblées locales, municipalités des villes ou villages, doivent obtenir l’autorisation du ministre des Finances et du ministre de l’Intérieur.

VI. — Les règlements des Banques, promulgués en novembre 1872, étaient basés sur le système généralement admis aux États-Unis ; quatre banques nationales furent créées conformément aux nouveaux règlements, lesquels, entre autres choses, stipulaient le remboursement des billets en or au pair ; mais le manque d’or d’abord, et le nombre excessif de billets émis, fit bientôt tomber ces derniers bien au-dessous du pair. Le Gouvernement eut, alors, l’idée de remanier les règlements en 1879, et d’autoriser les banques à se servir, comme garantie de leurs billets, des Bons des Pensions héréditaires, s’élevant en bloc à 170.000.000 de yen ; les billets de ces mêmes banques devenant rachetables par des billets d’État. Cette combinaison réussit et, dans l’espace de quelques années, il se créa 153 banques désignées par les chiffres de 1 à 153.

En 1880, lors de l’institution de la Banque du Japon (Nippon Ginkô), les 153 banques nationales furent privées du droit d’émettre des billets ; la plupart se fermèrent ; quelques-unes furent converties en banques privées qui existent encore actuellement.

La Banque du Japon fut fondée en 1882 ; son capital autorisé fut d’abord de 10.000.000 de yen ; il est aujourd’hui de 30.000.000 de yen. Elle possède le privilège d’émettre des billets jusqu’à la somme de 120.000.000 de yen sur garantie de la réserve d’or et d’argent qu’elle possède et sur les bons du gouvernement. Il est fort probable que la réserve métallique n’existe que sur le papier, tout l’or que le Japon peut avoir passant à l’étranger ; par conséquent, le billet de la Banque du Japon n’a de valeur que par la confiance que lui assure l’habitant du Nippon.

Les principales banques sont :

Yokohama Shô Kin Ginkô, Banque de monnaie métallique, d’espèces sonnantes, fondée en 1880 au capital de 24.000.000 de yen ;

Nippon Kogio Ginkô, Banque industrielle du Japon, avec un capital de 17.500.000 yen ;

La Banque hypothécaire du Japon, avec un capital de 10.000.000 de yen ;