Nombre de jours de pluie.Temps clair.
Kagoshima17861
Kochi14649
Osaka14540
Nagasaki16836
Shimonoseki17434
Sakai22523
Tokio13454
Kanazawa23523
Nagano17630
Akita22411
Ishinomaki17436
Hakodate20329
Nemuro14046

Ce relevé est celui de l’année 1906[2].

[2] Il n’est pas parlé des jours de neige, gelée, etc.

Il est clair donc que, pour l’Européen, peu habitué à une terre humide, le climat du Japon n’est pas, malgré tout ce que l’on en dit, le climat par excellence, et il est notamment inférieur à celui de la Chine. Les Européens ayant résidé longtemps au Japon et y étant parvenus à la vieillesse sont bien plus rares qu’en Chine. Cependant au point de vue pittoresque, par la beauté de ses paysages verdoyants et fleuris, le Japon l’emporte de beaucoup sur la Chine.

Voici les maxima et minima de température observés en 1906 :

Maximum.Minimum.
Kagoshima33° 2−1°
Kochi35°−5°
Osaka35°−3°
Nagasaki33°−2°
Shimonoseki34°−6°
Sakai32°−4°
Tokio32°−4°
Kanazawa34°−5°
Nagano33°−16°
Akita33°−15°
Ishinomaki30°−11°
Hakodate28°−19°
Nemuro28°−21°

V. — Pays essentiellement montagneux, le Japon est coupé du Nord au Sud par un système de chaînes et de pics, dont quelques-uns assez élevés, se ramifiant dans toutes les directions. La chaîne principale part du Nord du Honshu pour se continuer sur Tokio et de là sur Kioto et Shimonoseki, coupant, pour ainsi dire, en deux, la grande île et divisant son régime des eaux en deux versants bien distincts Ouest-Nord, Est-Sud, dans la direction de l’Ouest à l’Est, de Aomori, à la pointe extrême Nord-Est, jusqu’à Akamagaseki à la pointe Sud-Ouest de la province de Chôshû. De cette chaîne principale se détachent des chaînes secondaires qui se dirigent l’une vers la presqu’île d’Idzu au cap Irozaki ; l’autre vers Wakayama au cap Shiwomizaki (Sud de l’île) ; et une troisième vers la presqu’île de Noto, au cap Rokkozaki (sur la mer du Japon).

Les îles du Sud, Shikoku et Kiushu, sont également partagées dans toute leur longueur en deux versants par une chaîne de montagnes qui court, pour Shikoku, du Nord-Est (Tokushima) au Sud-Ouest (cap Ashizurimisaki) ; et pour Kiushu, du Nord (Kokura) au Sud, où elle se divise en deux branches (Nomamisaki à l’Ouest et cap Satamisaki à l’Est).

La grande île d’Yezo n’échappe pas au système montagneux du reste de l’Empire. Mais les chaînes de montagnes qui la traversent ne la partagent pas en deux versants bien nets ; on pourrait dire qu’elles la coupent en quatre versants, en prenant comme point central le sommet du Tokachidaké (3.500 mètres). En effet, du Tokachidaké part une chaîne qui se dirige vers le Nord au cap Soyamisaki (cette chaîne renferme le mont Ishikariyama, la seconde montagne de l’île, 2.350 mètres). Du même point une autre chaîne court vers le Nord-Est où elle se divise en deux branches pour se terminer aux caps Shiretokozaki et Noshafuzaki ; enfin, toujours du Tokachidaké part une troisième chaîne qui se dirige au Sud pour finir au cap Yerimisaki. Vers l’Ouest, entre le Tokachidaké et la ville de Sapporo, une grande dépression forme la plaine de Sapporo, où s’est répandue jusqu’ici la plus grande partie de l’émigration japonaise.

A l’Ouest de Sapporo, au cap Kamoimisaki, le terrain se relève ; et, de ce cap jusqu’à Hakodate, à la pointe extrême Sud de l’île, une autre chaîne de montagnes coupe cette partie de l’île en deux.