Des pics élevés se dressent sur toute l’étendue de ce système orographique, aussi bien au Nord qu’au Sud, et quelques-uns atteignent des hauteurs de 2.000 à 3.000 mètres.
Dans la province du Mutsu (district de Tsugaru), au Nord, nous citerons l’Iwakiyama (1.594 mètres) dit aussi Tsugaru no fuji ou Fuji de Tsugaru à cause de sa ressemblance comme forme avec le Fuji ; il est, d’ailleurs, célèbre dans toute la région ;
l’Iwateyama, province de Rikuchu ;
l’Osoresan (la montagne qui fait peur), volcan en activité, dans la province de Mutsu, district de Kitagori ;
le Chôkai san (1.960 mètres), dans la province d’Ugo, district d’Akumi ;
le Gessan (1.700 mètres), province d’Uzen, district de Tagawa ;
le Jide san (1.200 mètres), chaîne plutôt que pic, qui s’étend sur les provinces de Iwashiro et d’Echigo ;
le Nikkôzan, les montagnes de Nikkô, d’une hauteur d’environ 2.000 mètres, les plus célèbres montagnes du Japon avec le Fuji et l’Asama. Elles sont les plus hautes montagnes de la province de Shimodzuké, et on les appelle aussi Futaharayama ou Kurokamiyama. Elles sont dominées par leur pic principal, le Nantaisan, situées au Nord-Ouest du district de Kami tsuga gori ; au Nord-Est, le Niôhôzan continue la chaîne et, sur le versant oriental qui est presque à pic, se trouvent les sept cascades (nana taki) qui forment la source de l’Inarigawa. Entre ces deux points se trouvent les deux plateaux de Omanago et Komanago. Au Nord de Omanago se dresse isolé le Tarodake et, à l’Est du Niôhôzan, se prolonge la chaîne de l’Akanagi. En s’éloignant de cette chaîne, on aperçoit sur la rive Nord de l’Inarigawa la colline appelée Toyama ; bien qu’elle ne soit pas très élevée, elle est originale, seule et isolée au milieu du massif. A l’Est de cette dernière se trouve le Ogurayama ; le Konosuyama s’élève au Sud de la rivière Daiyagawa, et à l’Ouest de cette rivière on aperçoit le plateau élevé de Nakimushi. Vers le milieu de la chaîne se développent en ligne droite les plateaux du Tsukimi, Matsu taté, Ni no miya.
Un temple est à mi-côte du Futaharayama, et, à quelque trois lieues du pied de cette montagne, se dresse l’ancien temple de Chusenji. Le lac qui se trouve là, très froid et très profond, se nomme la mer du bonheur (Satsu no umi) ; il est fort célèbre et c’est le plus grand lac des environs de Nikkô ; à l’Est du lac l’eau tombe à pic en formant la cascade de Kegon et le torrent qui en découle est précisément le Dai ya gawa. Au Nord-Ouest du Futahara s’élève le Yugatake au pied duquel se trouvent des sources thermales (yu = eaux chaudes).
Tout ce que je viens d’énumérer forme le massif intérieur du groupe de montagnes de Nikkô. A l’extérieur au Nord s’élève le Kôshinzan ; les deux Shirane (Maye = antérieur ; oku = postérieur) qui forment la frontière du Kodzuke et du Shimodzuke au col du Konsei toge. Au Nord-Est de ce col se trouve le Kinunuma yama avec de nombreux lacs et étangs.