»Des mains sans doute charmantes ont écrit à mon adresse de cette écriture fine et allongée et pointue,—marque d’une bonne éducation—les mots de crétin, d’idiot, d’abruti (j’en passe et des pires).
»Ma foi! j’ai tort de croire que les dames n’ont pas de dispositions pour entrer dans l’arène électorale»[77].
En homme spirituel et aimable, Clément Vautel ne fait que vous supposer des dispositions; il vaudrait bien mieux pour vous, Mesdames, pour votre beauté, votre intelligence et votre élégance, être obligées de reconnaître que vous n’êtes point faites pour les luttes politiques!
Vous n’arriverez à ce résultat que le jour où vous reviendrez à ce que vous avez toujours été, c’est-à-dire des femmes, par analogie des êtres doux, affectueux et polis!
Et ce jour-là arrivera bientôt. Car vous reconnaîtrez votre erreur, vous ne fausserez désormais plus vos caractères, vous ne serez plus les politiciennes aux mots grossiers et injurieux, car cela n’est point ni dans votre nature, ni dans votre caractère, ni dans votre cœur! Vous redeviendrez des femmes.
Chassez le naturel, il revient au galop!
QUATRIÈME PARTIE
OPINIONS DE PERSONNALITÉS POLITIQUES ET LITTÉRAIRES SUR LE SUFFRAGE DES FEMMES