Les Iroquois comprirent que le feu qui allait éclairer le combat leur serait désavantageux, et tombèrent ensemble sur les trois braves.
Le sapin s'embrasa tout d'un coup en jetant une éclatante lumière.
Griffe-d'Ours reconnut Mornac, poussa un cri de rage et brandit son tomohâk.
Le Gascon fit un saut de côté en portant une estocade en prime au chef iroquois. Mais celui-ci, d'un coup de revers de sa hache, cassa l'épée à quelques pouces de la garde.
Mornac désarmé s'élança sur le Sauvage et lui arracha son tomohâk. Alors tous les deux se saisirent à bras le corps et roulèrent sur le sol.
En ce moment les soldats et les Sauvages alliés, Hurons et Algonquins, arrivaient à la rescousse du commandant et se jetaient sur les assaillants, passant tous par-dessus Mornac et Griffe-d'Ours qui se déchiraient par terre avec leurs ongles et leurs dents.
Le Renard-Noir et Joncas voulurent secourir le chevalier, mais le flot des soldats les rejeta en avant, au milieu de l'ardente mêlée.
Les Iroquois qui avaient maintenant tous escaladé le fort, se trouvaient une quarantaine à l'intérieur des retranchements.
M. de Sorel, à la tête des siens, charge avec furie.
Pendant quelques minutes le combat est terrible.