Au tomber du jour, le citoyen Périclès Farjau, muni d'un ordre du préfet de police, entrait à la prison et délivrait Lucrèce Dorio et sa femme de chambre Tullie.
Et le lendemain Georges Flamant était destitué, mais non converti.
Georges Flamant.
XIV.
Un agent de la police secrète était autrefois destitué pour la forme.
C'était une satisfaction apparente donnée à quelque haute exigence ou à l'opinion publique.
L'agent avait appris trop de choses dans l'exercice de ses fonctions; il était de moitié dans trop de secrets administratifs; et cette science occulte, qui pouvait éclater en révélations accusatrices, le protégeait, même après une disgrâce: quand la main droite le frappait d'une destitution, la main gauche le consolait avec une caresse.
Georges Flamant se trouvait dans la catégorie de ces heureux disgraciés.
Voici comment l'autorité supérieure procéda dans sa destitution:
Georges Flamant rentra dans la prison des femmes, le lendemain du jour où il avait lancé à Lucrèce cette terrible menace, renouvelée des anciens préfets du prétoire qui condamnaient aux lieux infâmes la jeune fille coupable de rébellion contre leur brutalité.