[36] Maccary, no 704, fol. 63 recto.—Ibn-Alcouthya, fol. 4 verso.

[37] Ils sont suivis en cela par Isidore, évêque de Beja, écrivain contemporain, et par Roderic Ximenès, archevêque de Tolède. Le récit d’Isidore, tel qu’on le lit dans les éditions ordinaires, étant déparé par un grand nombre de fautes, nous le citerons d’après le fragment revu sur plusieurs manuscrits, et inséré dans les cartas para illustrar la Historia de la Espana arabe, p. XX et suiv. Quant à Roderic Ximenès, qui écrivait dans le treizième siècle, principalement d’après les auteurs arabes, sa relation se trouve à la suite de la chronique arabe d’Elmacin, publiée en arabe et en latin, par Erpenius, Leyde, 1625, in-fo.

[38] Nous suivons ici l’opinion que le savant don Vaissette a émise dans son Histoire générale du Languedoc, et qui a été adoptée par les auteurs de l’Art de vérifier les Dates.

[39] Les efforts que les chrétiens firent de bonne heure dans les montagnes du nord de l’Espagne, pour se soustraire au joug, sont mentionnés par les auteurs arabes, comme ils le sont par les chrétiens. C’est donc à tort que Conde n’a pas jugé convenable d’en parler, d’autant plus que son silence a donné lieu à quelques personnes de croire que ce récit était sans fondement.

[40] Voici en quels termes s’exprime Isidore de Beja, écrivain contemporain, p. L: «Zama ulteriorem vel citeriorem Hiberiam proprio stylo ad vectigalia inferenda describit. Prædia et manualia, vel quidquid illud est quod olim prædabiliter indivisum redemptabat in Hispaniâ gens omnis arabica, sorte sociis dividendo (partem reliquit militibus dividendam), partent ex omni re mobili et immobili fisco associat.» Le passage correspondant de Roderic Ximenès est ainsi conçu: «Zama proprio stylo descripsit vectigalia Hispanorum; et quod prius indivisum ab Arabibus habebatur, ipse partem reliquit militibus dividendam, partem fisco de mobilibus et immobilibus assignavit, et Galliam narbonensem divisione simili ordinavit.» Roderic Ximenès, Historia Arabum, p. 10. Voy. aussi Conde, p. 70 et 75. Conde attribue au successeur d’Alsamah ce qui est dit d’Alsamah lui-même. Nous avons déjà dit qu’il sera question dans la suite des impôts établis par les Sarrazins en Espagne et en France.

[41] Ibn-Alcouthya, fol. 5 verso, et 59 verso.—Maccary, no 705 fol. 3 verso.

[42] Comparez la chronique de l’abbaye de Moissac, dans le recueil des Historiens des Gaules, par dom Bouquet, t. II, pag. 654; Paul Diacre, De Gestis Langobardorum, dans le recueil de Muratori, intitulé: Rerum italicarum Scriptores, t. I, part. 1re, pag. 505.

[43] Comparez Conde, Historia, t. I, p. 71, Isidore de Beja, p. L; Anastase le bibliothécaire, Vie du pape Grégoire II, dans le grand recueil de Muratori, t. III, part. 1re, p. 155, et la chronique de Moissac, recueil des Historiens de France, t. II, p. 654.

[44] Voy. l’Histoire de Nîmes, par Menard, t. I, p. 98 et suiv.

[45] Novayry, manuscrits arabes, no 702, fol. 10.