[46] Chronique de Moissac, recueil des Historiens des Gaules, t. II, pag. 654.
[47] Voici les propres expressions d’Isidore de Beja, qui ne sont rien moins que claires: «Ambiza cum gente Francorum pugnas meditando et per directos satrapas insequendo, infeliciter certat. Furtivis vero obreptionibus per lacertorum cuneos nonnullas civitates demutilando stimulat: sicque vectigalia christianis duplicata exagitans, fascibus honorum apud Hispanias valdè triumphat.» Cartas, pag. LII. Quelques auteurs ont induit de ce passage qu’Ambiza avait doublé le taux des impôts que payaient les chrétiens de France; cette explication nous paraît manquer d’exactitude.
[48] Voy. les Essais historiques sur le Rouergue, par M. le baron de Gaujal, Limoges, 1824, 2 vol. in-8o, t. I, p. 170. M. de Gaujal nous apprend dans une note manuscrite qu’il existe sur le plateau du Larzac, près de Sainte-Eulalie, les débris d’un troisième fort appelé Castel-Sarrazin, où sans doute les Sarrazins prirent position.
[49] Le poème d’Ermoldus Nigellus, publié d’abord par Muratori, l’a été plus tard par dom Bouquet, recueil des Historiens des Gaules, t. VI; et par M. Pertz, Monumenta germanicæ historiæ, t. II, p. 466 et suiv. Le témoignage d’Ermoldus Nigellus, relatif à Dadon, et qui commence au vers 207, est confirmé par un capitulaire de Louis-le-Débonnaire, en faveur de l’abbaye de Conques, en date de l’année 819. Voy. le Gallia Christiana, t. I, p. 236. A la vérité ni le poète ni le diplôme n’indiquent l’année où les Sarrazins envahirent le Rouergue; mais d’une part on sait que Dadon mourut vers la fin du huitième siècle; de l’autre le poète donne à Dadon l’épithète de Juvenis, ce qui nous ramène vers l’an 730. Le monastère de Conques a subsisté jusqu’à la révolution.
[50] Gallia Christiana, t. II, p. 468.
[51] L’église célèbre la fête du saint le 19 octobre. Pour sa vie, on peut consulter Mabillon, Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti, sec. III, part. I, p. 476 et suiv. Le Monastier, autrement appelé Saint-Chaffre, s’est conservé jusqu’à la révolution.
[52] Maccary, no 704, fol. 72 recto.
[53] Gallia Christiana, t. IV, p. 51.
[54] Ibid. t. IV, p. 860 et 1042.
[55] Voy. la chronique de Moissac, recueil des Historiens des Gaules, t. II, p. 655. Il existe sur ce même sujet une charte de Charles-le-Chauve de l’année 844. Voy. l’Histoire de Bourgogne, par dom Plancher, t. I, preuves, p. VII, et le Gallia Christiana, t. IV, p. 450.