Masque inconnu de tous, guettant votre passage.
Vous m'avez regardé sans voir mon vrai visage
Vous m'avez écouté sans entendre mon cœur;
Mais vienne le triomphe, alors jetant le voile,
Je vous protégerai comme une sûre étoile,
Quand tout s'inclinera sous le Dragon vainqueur.
Le traître est un fin lettré, mais il ne se démasque pas.
PRINCE-AILÉ, à l'enfant.
Votre Majesté ne va plus garder, pendu à son cou, comme une relique, ce présent qu'il tient d'un imposteur.
L'ENFANT, vivement.
Si! je le garderai. J'ai pensé à mon père mort, en voyant cet homme, et, quand il m'a dit qu'il voudrait m'avoir pour fils, il retenait des larmes.
L'IMPÉRATRICE
L'instinct des enfants ne les trompe pas.... Moi, non plus, je ne peux croire que cet inconnu nous voulait du mal.... Attendons encore, pour le haïr....
Elle tend la main et reprend le poème, qu'elle place sur sa poitrine, dans l'entre-croisement de sa robe.