—C'est impossible.
—Pourquoi?
—On me couperait la tête.
—Personne ne s'apercevra de ton absence.
—Tu crois? Les guerriers, du haut des murailles, verraient que personne ne garde la Porte du Sud. Il faudrait que quelqu'un me remplaçât.
—Eh bien! donne-moi ta pique, je marcherai sur le pont en t'attendant; mais fais vite. Le bonheur t'attend là-bas, et ici l'ennui te tient.
—Attends, il faut que je réfléchisse, dit le soldat ébranlé.
Il reprit sa promenade, mais revint en courant:
—Prends mon sabre, dit-il. Au prochain tour, je te donnerai ma pique.
Ko-Li-Tsin prit le sabre et ferma à demi les yeux pour cacher les pétillements de ses prunelles.