Son âme, chassée à grand'peine de son corps, s'exhale autour de lui en une atmosphère pestilentielle;

Et lorsqu'il sera dans la terre, entre les pierres de sa tombe pousseront des herbes empoisonnées.


Les gardes poussèrent Koueng-Tchou dans un lieu entièrement obscur. Craignant de tomber dans quelque embûche, le traître demeura immobile.

Un homme, qui était un bourreau, entra, portant quatre lanternes. Il les suspendit aux quatre coins de la salle, qui se révéla tout entière.

Elle était de marbre noir, carrée, peu vaste, mais au plafond élevé. A son centre se dressait une très-haute échelle double, surmontée d'une planchette assez longue pour qu'un homme s'y pût coucher. Du plafond pendait un anneau noir.

Le bourreau demanda à Koueng-Tchou s'il comptait faire quelque résistance.

—Non, dit le mandarin.

—N'importe! dit l'autre. Et à l'improviste il lança circulairement une corde assez longue qui fit trois fois le tour de Koueng-Tchou; il avait retenu une extrémité de la corde, il saisit l'autre au passage, tira et noua: le mandarin était bien garrotté.

—Monte à cette échelle et assieds-toi sur la petite table, en attendant.