Il la prit par le bras et la secoua presque brutalement.
Elle se souleva doucement, écartant de ses deux mains les cheveux qui lui coulaient sur le front, se frottant les yeux avec des mouvements de chatte et souriant, instinctivement.
Quand elle aperçut Terral, elle poussa comme un soupir.
—Ah! c'est toi!...
—C'est moi.
Elle fut en un instant réveillée, et sur le qui vive.
—Tu m'en veux beaucoup, n'est-ce pas? dit-elle.
Elle avait préparé ses batteries, sûre d'elle-même.
—Non, dit-il froidement. Pourquoi t'en voudrais-je, n'es-tu pas libre?
Il comprenait bien que ce n'était pas en s'imposant à une nature inconstante et vaine qu'on la domptait. Dans ces paroles, il mit une teinte de mépris. C'était le moyen de ramener, par le dépit, celle qui s'enfuyait.