Elle songea à épouser Firmin Monséchard, mais ce photographe avait reporté son affection sur une écuyère du Cirque Napoléon qui crevait les cercles en papier comme pas une.

Maman Anaïs secoua sur Paris la poussière de ses bottines, et se retira en province, en Champagne, dans une petite ville où elle vit honorée et parfaitement heureuse confite en sa vanité satisfaite. Elle se donne pour la veuve d'un riche restaurateur, et le bruit court qu'elle épousera bientôt, grâce au curé qui la protége, M. le percepteur des contributions,—ce dont le capitaine de gendarmerie ne se consolera jamais.

Le jeune Adolphe, qui habite Paris, vient seul troubler la félicité de sa mère.

Elle reçoit de temps à autre des dépêches ainsi conçues:

«Moi arrêté! Prise de corps. Dois deux cents louis. Clichy à la clef. Petite mère, sauver moi.

«Adolphe.»

La mère sauve,—mais elle soupire.

On annonçait l'autre jour, à monsieur Adolphe Labarbade, que la contrainte par corps allait être abolie.

—Bien. Il me faudra alors trouver un autre truc!

Il le trouvera.