—Je ne la verrai pas!

—Elle est souffrante, au lit.

—J'attendrai le temps qu'il faudra, où vous me direz d'attendre. Mais que je la voie! supplia le malheureux, dont les yeux s'étaient voilés de larmes.

—Mon devoir, dit madame de Frémilly, mon devoir de grand'mère et de mère, puisque Laurence n'a plus d'autre mère que moi, est de vous empêcher d'approcher d'elle.

—Mais pourquoi?

—Parce que votre vue ne peut qu'augmenter le mal dont elle souffre.

—Elle ne m'aime donc plus?

—Hélas!

—Pourquoi nous séparer, si elle m'aime toujours.

—Parce qu'il faut tuer en son coeur cet amour, qui ne peut être pour elle que fatal, et qu'elle cherche à le tuer elle-même.