—Parti?

—Ce matin, à la première heure.

—Sans nous prévenir?

—Sans prévenir. Il a demandé à Auguste de le mener à Sanxay.

—Il s'est douté que l'enfant parlerait, et il n'a pas voulu s'exposer à nos reproches.

—Peut-être. Les domestiques ont remarqué qu'il avait un air singulier. Quelques-uns m'ont dit même qu'il avait l'air d'un homme qui avait fait un mauvais coup. J'ai répondu qu'ils étaient fous, sans m'expliquer pourtant les causes de ce départ précipité, qui a l'air d'une fuite. Je le comprends maintenant. Il a eu peur que le petit ne nous dise qui il est.

—Nous ne pouvons pas, dit Laurence, laisser cette malheureuse entre ses mains.

—La mère?… C'est son affaire, cela, mon enfant. Nous n'avons pas le droit d'intervenir. Nous ignorons quels liens l'attachent à cet homme. Et nous ne pouvons pas nous immiscer….

—S'il la bat?

—Elle n'a qu'à le quitter, et si elle ne le quitte pas, c'est qu'elle ne le veut pas, que d'autres intérêts la retiennent.