—Oui, maman, je tâcherai.

—Il faut le faire, mon chéri, pour que nous ne nous quittions plus.
Sans cela, nous serions peut-être obligés de nous séparer encore.

—Oh! alors, maman, je ne l'oublierai pas! Ils continuèrent longtemps encore à causer ainsi et à s'embrasser. Puis, Noémie songea à se coucher. Elle était brisée de fatigue.

Elle borda avec soin son enfant.

—Dors, mon mignon, dit-elle. Il est tard maintenant. Je vais dormir ici, là, près de toi. Mes yeux ne te quitteront pas.

—Et demain matin, quand nous serons réveillés, tu voudras bien, petite mère….

—Quoi, mon chéri?

—Que j'aille dans ton lit, comme autrefois?

—Ah! je crois bien!

—Dès que tu seras réveillée, tu m'appelleras. Mais je serai réveillé le premier, tu verras.