—Non, dors bien.
La mère déposa sur le front de l'enfant un dernier baiser; puis, après avoir éteint la lumière, elle se déshabilla silencieusement et se coucha.
Jamais encore elle ne s'était sentie aussi heureuse.
Cependant, Laurence était restée quelque temps dans la chambre de sa mère pour causer avec elle.
Elle lui dit:
—Que vous êtes bonne, ma mère, de garder ainsi près de vous cette malheureuse femme et son enfant!
—J'avais peur que sa vue ne te fût pénible.
—A moi, ma mère?
—Elle a été aimée….
—De Jacques?… Oh! je ne suis pas jalouse? Si je ne dois plus revoir Jacques, comme c'est probable, nous servirons de famille à cette pauvre femme abandonnée et à son enfant.