—Jamais, cria-t-elle, jamais je ne t'aiderai dans cette oeuvre infâme. Tu m'as fait commettre déjà assez d'actes indignes, dont je rougis et que je pleurerai toute ma vie. C'est assez de mensonges comme cela, de calomnies et de hontes. Et si j'ai un conseil à te donner, c'est de renoncer à tes projets insensés et de fuir.

—De fuir?

—De ne jamais reparaître devant mes bienfaitrices et devant moi! Car je dirai, moi, qui tu es, ce que tu vaux. Au lieu de te servir, je te démasquerai!

—Ah! c'est ainsi que tu le prends! fit Régulus, abasourdi par cette violente tirade.

—Et c'est ainsi que j'aurais dû le prendre tout de suite, quand tu m'as fait la première proposition.

—Une proposition dont tu t'es bien trouvée, en tout cas, et dont tu profites.

—Dont je profite?

—N'est-ce pas à elle que tu dois de vivre au château, d'élever ton fils en seigneur? Car, malgré toute ta délicatesse, tu ne craches pas, je le vois, sur les bienfaits de celles que tu as trompées.

—Ce sera le remords, la souffrance de toute ma vie.

—Ce qui ne t'empêche pas d'en jouir.